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Description du film MACADAM A DEUX VOIES

Cycle Road Movie en partenariat avec le Théâtre Granit

Deux garçons taciturnes traversent le sud-ouest américain à bord de leur Chevy 55 grise. Une jeune fille les rejoint dans leur périple, jusqu’à ce que leur chemin croise une rugissante GTO 70 jaune. Son conducteur leur propose un marché : le premier d’entre eux qui atteint Washington gagne le véhicule de l’autre…

Critiques

Ne leur reste en commun que la fascination morbide des machines et de la route, figures de la fuite en avant mécanique, de la dévoration des hommes par le macadam, ce ruban de temps qui est aussi bien celui de la pellicule sur laquelle s'imprime le film. C'est au niveau même de ce support qu'intervient une des plus belles fins de l'histoire du cinéma, qui consiste, au terme d'un ralenti sur une voiture en pleine course, à faire disparaître l'image par brûlure du celluloïd. Après Macadam à deux voies, il ne reste de fait plus grand-chose à filmer de la surchauffe américaine.

Le Monde

Un road-movie dans la lignée d'Easy Rider, succès rebelle de l'époque ? Pas du tout : absence totale de message, panne générale de sens. Un sentiment d'absurdité enveloppe peu à peu les hommes et leurs actes. Les conversations à répétition sur les gicleurs, les atermoiements d'une fille passant sans cesse d'une banquette à l'autre, la course et son enjeu, l'arrêt de la course, tout est bientôt affecté du même coefficient d'inanité, jusqu'au film, qui finit par se consumer littéralement. Diabolique.

Télérama

Pas une personne qui, une fois montée dedans, n'ait oublié cette virée en terre américaine. Demandez à Stevenin, Akerman, Kramer, Kaurismaki, Gallo, Wenders, Jarmusch, Van Sant... Tous enfoncés un jour ou l'autre dans son sillage. (...) "Two-Lane Blacktop" ne se termine pas, il se consume. Deux lignes blanches, une fille qui s'en va, un sac qu'on laisse, une autre course, un autre lendemain à jouer.

Libération